Paroisse de l'Immaculée Conception de Pain Court

C'est la misère extrême des ancêtres qui a donné le jour au nom de Pain Court. Les missionnaires disaient : « Je m'en vais dans la mission du pain court », ou tout simplement : « Je m'en vais à Pain Court. » Et le nom prit racine pour toujours...

L'histoire de la paroisse de l'Immaculée Conception de Pain Court est inséparablement reliée à celle de la paroisse de Saint-Pierre dont elle était d'abord une mission. En 1851, Mgr de Charbonnel, évêque de Toronto, chargea le curé Claude-Antoine Ternet de faire construire une chapelle à Pain Court, sur le site en face du cimetière actuel. Saint Joseph fut choisi comme patron. D'après le recensement de 1851, le canton de Dover du comté de Kent, comptait plus de 1 100 catholiques, environ 200 familles, la plupart canadiennes-françaises.

La fondation officielle de la paroisse de l'Immaculée Conception de Pain Court remonte à l'année 1853, lorsque l'abbé Jean-Thomas Raynel, vint prendre charge de la paroisse de Saint-Pierre et de deux de ses missions annexes, Pain Court et Grande Pointe. (Il est intéressant de noter que la paroisse de Saint-Pierre embrassait, en 1834, un vaste territoire dont furent aussi plus tard détachées les paroisses de Belle-Rivière, Saint-Joachim, Pointe-aux-Roches, Staples, Tilbury, Raleigh, Chatham, Wallaceburg, Lambton, Dresden, Thamesville, Bothwell et Blenheim.) Sa première attribution fut la construction d'une église à Pain Court sur le terrain où se trouve le cimetière actuel, mais donnant sur le fossé que l'on appelle communément « le crique ». Puisque Sa Sainteté le pape Pie IX avait fixé la date de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception au 8 décembre 1854, la patronne de la nouvelle église était tout désignée; ce serait l'Immaculée Conception, mais on conserverait saint Joseph comme second patron.

Toute la partie sud-ouest de l'Ontario fut détachée du diocèse de Toronto par l'établissement du diocèse de London le 21 février 1856, sous la juridiction de Mgr Adolphe Pinsonneault.

La première église de l'Immaculée Conception que le père Raynel avait construite avec tant de peine fut détruite par le feu pendant la nuit du 4 mai 1874. Un article du Glencoe Transcript portant la date du 7 mai 1874 n'écarte pas la possibilité d'un incendie à origines criminelles.

L'abbé J.-Calixte Duprat, qui était alors curé se mit avec courage à rassembler des fonds pour la construction d'une nouvelle église en briques. La première grand-messe y fut célébrée le dimanche 30 mai 1875. Celle-ci donnait sur le chemin Winterline. Le monument qui se trouve encore aujourd'hui dans le cimetière marquait l'entrée de cette église. Malheureusement, les injures du temps et l'intempérie des saisons travaillèrent de concert à ruiner ce beau temple avant le temps.

Peu de temps après son élévation au siège épiscopal de London, Mgr Michael F. Fallon nomma le père Alfred-David Emery curé de Pain Court, précisément pour y construire une nouvelle église et un nouveau presbytère. La pierre angulaire de cette troisième église fut bénite le 11 juin 1911 par Mgr Fallon et l'église, qui se trouvait là où s'élève l'église actuelle, fut bénite et ouverte au culte divin le 3 mars de l'année suivante. Elle avait coûté 44 000 $ et le presbytère, qui fut construit la même année, en avait coûté 6 000 $.

La construction d'un couvent fut terminée en 1923 et les Soeurs de Saint-Joseph acceptèrent l'invitation d'y envoyer des religieuses. Les deux premières, Soeurs Hilaire et Anna-Marie commencèrent à enseigner à l'école du village cette même année quoiqu'elles durent loger à l'hôpital Saint-Joseph de Chatham jusqu'en décembre en attendant que le terrain du couvent, bâti sur la propriété de l'église, soit vendu à la commission scolaire. Le père Emery célébra la première messe dans la chapelle du couvent le 5 décembre de cette année.

Les Soeurs de Saint-Joseph demeurèrent à Pain Court et y établirent la base d'une éducation de langue française de qualité dispensée aux enfants et aux jeunes de la région jusqu'en 1950 où, faute de religieuses qualifiées pour enseigner le français au palier secondaire, elles quittèrent la région. Les Soeurs Grises de la Croix prirent la relève en septembre de cette même année jusqu'à leur départ en juin 1972 occasionné par la pénurie de vocations de l'époque. Ces femmes courageuses et dévouées ont joué un rôle déterminant pour l'essor de la langue française dans ce milieu.

La musique a toujours été à l'honneur dans la paroisse de Pain Court qui a durant de nombreuses années eu le bonheur d'avoir un beau choeur de chant. Suivant le départ de l'organiste Marie-Louise Faubert en 1905, Mme Marie Emery (née Cheff) mit ses remarquables talents musicaux au service de la paroisse durant 57 ans (de 1905 à 1962). Son fils Amédée prit généreusement la relève le premier dimanche de juillet 1962 pour prendre sa retraite le dernier dimanche de juin 2002. Comme ils ont été bénis les paroissiens de Pain Court!

La dernière oeuvre du bien-aimé père Emery durant ses dix-huit années de ministère fut la construction d'une nouvelle école inaugurée le 15 octobre 1928, sous le patronat de sainte Catherine. (Les élèves fréquentaient jusqu'alors l'école Dover #3, aujourd'hui le restaurant Benoit.) Ce généreux et infatigable curé qui, comme nul autre, marqua l'histoire de la foi dans ce milieu quitta Pain Court en 1928. C'est le père Joseph A. Loiselle qui le remplaça pour y demeurer jusqu'en 1932.

Le samedi 2 janvier 1937, un autre malheur s'est abattu sur la communauté. En entrant pour servir la messe de 8 h, le jeune Alphé Emery constata les flammes qui envahissaient l'église. Dans un ultime effort de sauver le Saint Sacrement, le père Zotique Mailloux, administrateur de la paroisse, et son enfant de choeur trempèrent dans de l'eau bénite leur mouchoir qu'ils se mirent sur la bouche et se frayèrent un chemin vers l'avant de l'église. Ils ne purent malheureusement se rendre qu'à la sainte table. Alphé fut chargé de sonner le tocsin pour appeler au secours. On crut d'abord que la cloche annonçait le décès du pape Pie XI qui était à l'article de la mort. Les paroissiens accoururent mais l'incendie avait vite fait ses ravages et on ne réussit qu'à sauver les anges bénitiers qui se trouvaient à l'entrée de l'église.

La paroisse se mit tout de suite à l'oeuvre pour reconstruire le temple de Dieu. M. Daoust de Windsor fut responsable de la construction de la nouvelle église, qui est l'église actuelle, sur les mêmes fondations. Le père Mailloux voulait faire enlever complètement les murs originaux, mais l'évêque croyait suffisant de faire enlever seulement ce qui n'était pas solide, afin d'éviter aux paroissiens une charge financière trop onéreuse. De sa propre initiative cependant, le père Mailloux fit installer un plancher en terrazzo, et non simplement en ciment. La nouvelle église fut bénite par Mgr John Thomas Kidd le 8 décembre de cette même année, fête de sa sainte patronne. Fait intéressant, seuls deux des trois autels furent consacrés, à cause de la dette qui n'était pas encore payée.

Dans un effort d'amasser les sommes nécessaires, le père Mailloux envoya de par la province une lettre circulaire invitant les dons des âmes généreuses. Grâce à des bazars, des tirages et des ventes de tablettes de chocolat, les élèves de l'école de continuation de Pain Court réussirent à amasser la somme de    200 $ pour la peinture du tableau de Marie apparaissant à Bernadette qui orna le sanctuaire de l'église durant de nombreuses années. Ceci fut l'oeuvre de l'artiste Roland Jobin de Saint-Joachim (originaire de Saint-Pierre, Montréal) tout comme les stations du chemin de croix qui ornent encore l'église paroissiale. (Il est intéressant de noter que ce chemin de croix a la distinction de commencer du côté droit de l'église.)

La cloche, Marie-Thérèse qui, jadis montée sur un brancard, avait survécu à l'incendie de 1874, fut fêlée durant sa chute lors de l'incendie de 1937. Réparée, elle reprit sa place dans le clocher, mais ne retrouva jamais le merveilleux timbre qui la caractérisait. C'est elle que l'on voit aujourd'hui à l'avant de l'église, souvenir de ce qui fut.

Au fil des ans qui ont suivi la mort du père Mailloux, lors d'une visite à Ottawa, le 29 juin 1945, les curés suivants se sont succédé au service des paroissiens de Pain Court qui leur seront à jamais profondément reconnaissants : le père Charles Laliberté (1945 - 1950); le père Isaac Ducharme (1950 - 1954); Mgr William Bourdeau (1954 - 1955); le père Euclide Chevalier (1955 - 1964); le père Léo Charron (1964 - 1980); le père Charles Sylvestre (1980 - 1989); le père Gilbert Simard (1989 - 1995); le père Alessandro Costa (1995 - 1997). Et qui pourrait oublier le dévoué père Ulysse Lefaive du temps du père Ducharme, et le bon père Pierre Boudreau du temps du père Chevalier.

Depuis le mois de juillet 1997, c'est le père Robert Champagne qui la charge des âmes de la paroisse de l'Immaculée Conception de Pain Court jointe en une seule communauté de foi à la paroisse avoisinante de Saint-Philippe de Grande Pointe, regroupement occasionné par une très grande pénurie de vocations à la vie sacerdotale et religieuse qui marque les temps modernes.

L'école de continuation de Pain Court, aussi connue à l'époque sous le nom de l'école H. J. Payette, devint officiellement l'École secondaire de Pain Court en 1972. En septembre 2002, elle est riche d'une population étudiante de 300. L'école Sainte-Catherine compte aujourd'hui 270 élèves. Grâce aux efforts de ceux et celles qui ont marqué notre histoire, malgré le passage des ans, la langue et la culture françaises sont toujours bien vivantes à Pain Court et la paroisse célébrera en 2004 le 150e anniversaire de sa fondation.

En 1999, un projet d'envergure a été entrepris pour remettre l'église paroissiale en bon état. Le mur arrière de l'église qui avait été partiellement détruit lors de l'incendie de 1937 a dû être complètement reconstruit. Grâce à l'artiste Achim Klaas de Cambridge, un tableau de l'Immaculée Conception orne de nouveau le sanctuaire de l'église. Les fonts baptismaux et l'autel du Saint Sacrement ont été créés dans le marbre des anciens autels et un nouveau maître-autel de chêne massif sert aujourd'hui au culte divin. L'église de Pain Court n'est certes pas grandiose; cependant les années n'ont pas atténué l'ambiance de chaleur et de paix qui la caractérise et qui fait d'elle un saint lieu accueillant et réconfortant.

Par Rose-Marie Roy, paroissienne et rédactrice de la page française du journal diocésain. Voir le numéro de septembre 2002.

Les renseignements ont été puisés de l'Album Souvenir 1851-1926, oeuvre du père Alfred-David Emery, et du livre du père Vincent Caron, o.m.i., 1951. Je ne saurais passer sous silence le généreux et indispensable apport de notre historien et généalogiste local, M. Amédée Emery, qui a volontiers partagé ses vastes connaissances historiques pour la rédaction de cet article.

La suite...

En 2004, la paroisse a en effet célébré son 150e anniversaire de façon grandiose. Un comité a été formé sous la présidence de Paul Haslip-Laprise et tous les efforts ont été déployés afin d'organiser une merveilleuse grande fête pour les membres de la communauté actuels et anciens. Ces retrouvailles ont suscité un esprit de fierté renouvelée, ont resserré les liens et ont fait revivre de profondes amitiés. (Voir le site www.paincourt.ca)

En 2006, les membres de la communauté paroissiale sont attristés d'apprendre le départ du père Champagne. Il laisse la réalisation d'une église remise à neuf et le souvenir d'un 150e inoubliable. Le père Eugène Roy, enfant de la paroisse, a été nommé nouveau curé. La paroisse s'est épanouie sous la direction de ce prêtre très apprécié pour son approche positive, sa joie de vivre et ses grandes connaissances musicales.

Un triste événement est venu déchirer nos communautés en janvier 2007. Suivant une messe solennelle très touchante, les portes de l'église Saint-Philippe se sont fermées pour la dernière fois. C'est dorénavant rassemblés sous le même toit que les membres des deux communautés pratiquent leur foi.

Depuis juin 2010, c'est sous l'habile direction du père Michel Michon que la paroisse continue d'évoluer dans la foi.

R. M. Roy (2011)

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Parish of Immaculée Conception, Pain Court

It is the extreme misery of the ancestors that gave birth to the name Pain Court (short bread). The missionaries would say: “I am going to the mission where bread is short.” And the name took root forever...

The history of the parish of Immaculée Conception, Pain Court, is intrinsically linked to that of St. Peter’s parish as, at first, it was a mission of St. Peter’s.  In 1851, Bishop de Charbonnel, Bishop of Toronto, asked the parish priest, Father Claude-Antoine Ternet, to have a chapel built in Pain Court, on the site across from the present cemetery. Saint Joseph was chosen as its patron saint. According to the 1851 census, there were over 1,100 Catholics, approximately 200 families, mostly French Canadian, in Dover Township, Kent County.

The official foundation of Immaculée Conception parish of Pain Court dates back to 1853 when Father Jean-Thomas Raynel took charge of St. Peter’s parish and two of its annexed missions, Pain Court and Grande Pointe. (It is interesting to point out that, in 1834, St. Peter’s parish encompassed a vast territory from which were later detached the parishes of Belle-Rivière, Saint-Joachim, Pointe-aux-Roches, Staples, Tilbury, Raleigh, Chatham, Wallaceburg, Lambton, Dresden, Thamesville, Bothwell and Blenheim.) Father Raynel’s first assignment was the construction of a church in Pain Court on the site of the present cemetery, but facing the ditch which is commonly known as “le creek”. As His Holiness Pope Pius IX had set the date of December 8, 1854, for the proclamation of the Dogma of the Immaculate Conception, the choice of a patron saint for the new church was clear; it would be Immaculée Conception, with Saint Joseph as second patron saint.

The entire Southwestern region of Ontario was separated from the Diocese of Toronto when the Diocese of London was established on February 21, 1856, under the jurisdiction of Bishop Alfred Pinsonneault.

The first church of Immaculée Conception that Father Raynel had built with such difficulty was destroyed by fire during the night of May 4, 1874. An article from the Glencoe Transcript, dated May 7, 1874, did not exclude the possibility of arson.

Father J.-Calixte Duprat who was the pastor at the time courageously began gathering funds for the construction of a new church, clad with bricks. The first high mass was celebrated in the church on Sunday, May 30, 1875. This church faced the Winterline Road. The monument still standing in the cemetery marked the entrance of this church. Unfortunately, the injuries of time and the inclemencies of the seasons collaborated to ruin this temple of prayer before its time.

Shortly after his elevation to the Episcopal See of London, Bishop Michael F. Fallon assigned  Father Alfred-David Emery as pastor of  Pain Court, for the specific purpose of having a new church and rectory built. The cornerstone of this third church was blessed on June 11, 1911 by Bishop Fallon and the church, built on the site of the actual church, was blessed and opened for worship on March 3rd of the following year. Construction of the church cost $44,000 and the rectory, built the same year, $6,000.

Construction of a convent was completed in 1923 and the Sisters of Saint-Joseph accepted the invitation to send sisters. The first two sisters, Sister Hilaire and Sister Anna-Marie began teaching at the village school this same year although they had to find lodging at St. Joseph’s hospital in Chatham until December, when the land on which the convent was built, which was church property, was purchased by the school board. Father Emery celebrated the first mass in the chapel of the convent on December 5th of that year. 

The Sisters of Saint-Joseph remained in Pain Court and established the foundation of quality French language education for the children and young people of the area until 1950 when, due to a lack of qualified sisters to teach French at the secondary level, they left the area. The Grey Nuns (Soeurs Grises de la Croix) took over their work in September of that year until their departure in June 1972, due to a shortage of vocations. These courageous and devoted women have played a determining role in the development of the French language in this area. 

Music has always held a place of honour in Pain Court, and for many years, the parish enjoyed a wonderful choir. When the organist Marie-Louise Faubert left in 1905, Mrs. Marie Emery (born Cheff) accepted to take her place. The parishioners were blessed with Mrs. Emery`s remarkable musical talents during 57 years (from 1905 to 1962). Her son, Amédée, generously continued this tradition beginning the first Sunday of July 1962 until his retirement the last Sunday of June 2002. The parishioners of Pain Court have been very blessed indeed! 

The final accomplishment of beloved Father Emery during his eighteen years of ministry in Pain Court was the construction of a new school inaugurated on October 15, 1928, under the patronage of Saint Catherine. (Until then, students attended Dover #3 school, today the Benoit restaurant.) This generous and tireless pastor who, like no other, marked the history of faith in this area left Pain Court in 1928. He was replaced by Father Joseph A. Loiselle who remained in Pain Court until 1932. 

On Saturday, January 2nd, 1937, the community was stricken by yet another tragedy. Upon entering the church to serve 8 o’clock mass, young Alphé Emery noticed that the church was engulfed in flames. In an ultimate attempt to save the Blessed Sacrament, Father Zotique Mailloux, the parish administrator, and his altar-boy covered their mouths with their handkerchiefs dipped in holy water and made their way toward the front of the church. Unfortunately, they were not able to reach the communion table. Alphé was given the task of sounding the tocsin to call for help. At first, the parishioners believed that the bell was announcing the decease of Pope Pius XI who was on his deathbed. They rushed to help put out the fire but the flames had quickly ravaged the building. Only the angels holding the holy water fonts at the entrance of the church were salvaged. 

The parish immediately began rebuilding the temple of God on the same foundation. Mr. Daoust from Windsor was responsible for the construction of the new church which is the actual church. Father Mailloux wanted to have the original walls completely demolished, but the bishop believed that it would be sufficient to remove only what was not solid, in order not to burden the parishioners with an excessively heavy debt. On his own initiative, however, Father Mailloux had a terrazzo floor installed, not simply a cement floor. The new church was blessed by Bishop John Thomas Kidd on December 8th of that same year, the feast of its holy patron saint. It is interesting to note that only two of the three altars were consecrated, due to the fact that the church debt was not yet paid. 

In an effort to gather the monies needed, Father Mailloux sent a circular letter throughout the province asking for donations from generous souls. The students of the Pain Court Continuation School organized bazaars, draws and chocolate bar sales and managed to raise the sum of $200 for the painting of Mary appearing to Bernadette which graced the sanctuary of the church for many years. This was the work of Roland Jobin, an artist from Saint-Joachim (originally from Saint-Pierre, Montreal) as were also the stations of the cross which are still found in the parish church today. (It is interesting to note that these stations of the cross have the distinction of beginning on the right side of the church.) 

The bell, Marie-Thérèse, formerly mounted on a framework, had survived the 1874 fire, but was cracked during its fall in the 1937 fire. It was repaired and reinstalled in the bell tower, but never again recovered the beautiful tone for which it was known. This is the bell that we see today in front of the church, a souvenir of years gone by. 

Throughout the years that followed the death of Father Mailloux during a trip to Ottawa, on June 29, 1945, the following priests succeeded each other to serve the parishioners of Pain Court who will always be deeply grateful to them: Father Charles Laliberté (1945 - 1950); Father Isaac Ducharme (1950 - 1954); Mgr William Bourdeau (1954-1955); Father Euclide Chevalier (1955 - 1964); Father Léo Charron (1964 - 1980); Father Charles Sylvestre (1980 - 1989); Father Gilbert Simard (1989 - 1995); Father Alessandro Costa (1995 - 1997). And who could forget devoted Father Ulysse Lefaive in the days of Father Ducharme, and kind Father Pierre Boudreau in the days of Father Chevalier. 

Since the month of June 1997, it is Father Robert Champagne who is in charge of the parish of Immaculée Conception of Pain Court joined as one faith community with the neighbouring parish of Saint-Philippe of Grande Pointe, through clustering brought about by a major shortage of vocations to the priesthood and religious life which marks our modern times. 

Pain Court Continuation School, also known at the time under the name of H. J. Payette School, officially became École secondaire de Pain Court in 1972. In September 2002, it has a student population of 300. Today, école Sainte-Catherine has 270 students. Because of the efforts of all those who marked our history, in spite of the passage of time, the French language and culture are always very alive in Pain Court and, in 2004, the parish will celebrate the 150th anniversary of its foundation. 

A major church renovations project was undertaken in 1999. The back wall of the church building which had been partially destroyed during the 1937 fire had to be completely rebuilt. Thanks to the artist Achim Klaas of Cambridge, Ontario, the mural of the Immaculate Conception once again adorns the sanctuary of the church. A new baptismal font and the altar of the Blessed Sacrament were created using the marble from the former altars and mass is now celebrated on a new solid oak main altar. The Pain Court church is certainly not grandiose; however, the years have not diminished the feeling of warmth and peace that characterizes it and makes it a welcoming and comforting place of worship. 

By Rose-Marie Roy, parishioner and editor of the Page française of the Diocesan Newsletter.

This article is a translation by the author of the French article which was published in the Diocesan Newsletter edition of September 2002.

Information for the article was taken from the 1851-1926 Souvenir Album by Father Alfred-David Emery, and from the 1951 book written by Father Vincent Caron, o.m.i. Special thanks to Mr. Amédée Emery, our local historian and genealogist, who generously shared his vast historical knowledge for the writing of this article.

Update… 

In 2004, the parish celebrated its 150th anniversary in a very grandiose and meaningful manner. A committee was created under the leadership of Paul Laprise-Haslip and no effort was spared to organize an unforgettable celebration for all present and former parishioners. This heart warming homecoming brought about a renewed sense of pride, strengthened relations and revived old friendships. (See Web site www.paincourt.ca

In 2006, parishioners were saddened to see Father Champagne leave Pain Court. Under his leadership, the church had been beautifully renovated and the 150th anniversary had been a successful event to be cherished forever.  Father Eugène Roy, born and raised in Pain Court, took over the reins as new pastor.  His positive outlook, his “joie de vivre” and his vast musical knowledge greatly enhanced parish life.   

A sad event devastated our communities in January, 2007.  Following a most touching solemn mass, the doors of Saint-Philippe church were closed for the last time.  It is now together under the same roof that the members of the two communities practice their faith. 

In June 2010, Father Michael Michon was assigned pastor and through his able leadership, our community of faith continues to evolve and grow. 

R. M. Roy (2011)